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Rue du Blogule Rouge Insoumis

Rue du Blogule Rouge Insoumis

Dans la rue du blogule rouge on s'intéresse à toutes les affaires de la cité et des citoyens.

Publié le par rue du blogule rouge

Les candidats aux élections municipales, réunis autour de Daniel Vince sur la liste se réclamant du Front de Gauche, "Périgny accessible à tous", ont créé un atelier de travail sur les transports dont voici le contenu des travaux :

Pour une plus grande accessibilité sociale et géographique

Notre liste de candidats pour les élections municipales ne s’appelle-t-elle pas « Périgny accessible à tous » ? Nous souhaitons en effet une ville socialement accessible mais aussi géographiquement  accessible du point de vue des déplacements. Nous voulons tous aussi qu’elle soit le moins polluée possible.

Des transports chers, saturés et pollueurs

Pourtant, la part affectée aux transports dans les budgets familiaux est de plus en plus grande, autant en raison de l’augmentation constante du prix de l’essence et des véhicules que de l’éloignement des lieux de vie sociale, de travail, ou parfois même de loisirs, des lieux de résidence.

Le réseau des voies publiques, comme les espaces de stationnement sont de plus en plus saturés par le trafic automobile intense et la pollution générée devient, malgré des normes de plus en plus nombreuses et strictes, de plus en plus forte ! Car les déplacements en voiture individuelle restent les plus nombreux et les kilomètres parcourus avec ce mode de transport augmentent sans cesse. Nous le constatons à Périgny autant dans la zone industrielle aux heures d’embauche et de débauche (voir l’avenue Joliot Curie et le rond-point de la République aux heures de pointe) qu’à Rompsay, rue du Poteau, rue des Écoles, avenue Louise Pinchon ou rue de Chagnolet. Savez-vous qu’il y aurait 90 000 voitures à La Rochelle, dont une vingtaine de mille en circulation quotidiennement ?

N’est-il pas indispensable alors de développer, d’une part, les transports en commun, d’autre part, les liaisons dites douces, cyclistes et piétonnes ?  Bien entendu, les politiques dans ce domaine, ne peuvent évidemment pas dépendre que de la commune de Périgny, mais doivent faire appel à toute la CDA et au-delà.

Nous ne sommes pas, loin de là, les seuls à proposer ce thème de réflexion. D’Anne-Laure Jaumouillé à Jean-François Fountaine, de Guy Denier à Yann Juin  un consensus semble exister pour paraître se tenir en tête de la pointe de l’avant garde des innovateurs. Mais avec une certaine retenue cependant, car tous ceux-là veulent aussi rester les gardiens de l’orthodoxie libérale. Il ne faut quand même pas toucher aux intérêts des sacro-saintes sociétés privées qui prospèrent, pour beaucoup, en gérant ce secteur, alors que nous voulons préserver et étendre la régie directe. 

Face à l’urgence de trouver des solutions, face au concert des faux semblants, nous disons nous : « résistons, osons ! »

La gratuité (Le dossier bus)

Une plus grande fréquentation des transports collectifs passe par leur  gratuité

Quel est pourtant le meilleur moyen de développer la fréquentation des transports collectifs ? C’est la gratuité des transports !  Réfléchissons à partir de l’exemple des bus :

La gratuité, partout où elle a été expérimentée, nous y reviendrons, et c’est parfaitement  logique, a permis une augmentation considérable de la fréquentation des bus.

Elle autorise une meilleure mixité sociale dans l’utilisation des ressources du centre ville (culturelles, administratives, commerciales, de loisir, etc.).

Elle libère les familles d’une importante contrainte budgétaire et leur permet de reporter l’argent ainsi économisé sur des consommations différentes.

Elle entraîne une plus grande disponibilité des jeunes en particulier, (pour les ados, le transport sans permis de conduire est plus difficile que pour d’autres catégories et les jeunes titulaires du permis n’ont pas encore tous, loin s’en faut, une auto) et une meilleure fréquentation des infrastructures culturelles ou sportives en centre ville ou à l’inverse en périphérie (pensons à Palmilud : beaucoup de gens y viennent depuis différents points de l’agglomération et doivent donc ajouter le prix du transport aller-retour au prix d’entrée !). C’est vrai aussi pour les personnes âgées qui ne conduisent plus et peuvent ainsi se réapproprier le centre ville.

Contrairement à ce que semble prétendre la candidate du PS à La Rochelle, Anne-Laure Jaumouillé, les dégradations ne sont pas le corollaire automatique de la gratuité, au contraire, les usagers se responsabilisent en s’appropriant le matériel et d’autre part, les chauffeurs, sans caisse à bord, sont beaucoup plus tranquilles.

La gratuité coûte-t-elle si cher ?

Mais alors, si l’usager ne paie plus, qui paye ?

Rappelons encore une fois que ce choix politique est à effectuer au niveau de la CDA. Rappelons aussi que si on comptabilise les économies réalisées en s’abstenant d’une petite partie des sommes considérables investies, c’est un exemple particulier, dans les parkings souterrains, et en général, dans l’aménagement et l’entretien constant des différentes infrastructures pour automobiles, si on comptabilise aussi le coût des réparations dues à la pollution (autant celles des maisons privées ou édifices publics –pensez au montant des travaux de restauration à la cathédrale de La Rochelle), que le coût pour la santé des citadins  (pensez à la Sécurité sociale qui doit rembourser les surcoûts dus aux maladies respiratoires, aux accidents de la circulation, au stress et à ses conséquences, entre autres),  le prix à payer pour des transports en commun gratuits n’est plus du tout exorbitant.

Comment payer la gratuité ?

Mais concrètement direz-vous, qui va payer ?

Actuellement, sachez que la taxe due par les entreprises représente 1,75% de la masse salariale de chaque entreprise (son montant pour l’entreprise est donc fonction du nombre de salariés de l’entreprise) et rapporte 20,5 millions d’euros, c’est-à-dire 63% des recettes pour le transport. Cette taxe pourrait passer à 1,80%. Et à ce propos, nous proposons de taxer les entreprises pas seulement en fonction du nombre de leurs employés mais aussi en fonction des bénéfices qu’elles réalisent.

Pour équilibrer le budget, il y a aussi actuellement 2,2 millions d’euros de subvention.

Quant aux recettes de billetterie, donc à la participation des usagers, elles se montent dans le même temps à environ 5,2 millions d’euros. 5 millions sur un total de recettes de presque 30 millions. Ce serait donc cela la somme à trouver, moins les frais réels de cette billetterie. Billets, machines à composter sont en réalité d’un coût exorbitant. Quant aux contrôleurs ils ont aussi un salaire…

La gratuité n’est pas une utopie, c’est aussi une réalité

Non, la gratuité n’est pas une utopie de doux rêveurs, comme voudraient le faire croire certains :

Savez-vous que d’autres  villes ont déjà adopté la gratuité de leurs transports ?

C’est le cas de Châteauroux, aire urbaine de 85 000 habitants sur 20 km2 (avec un maire UMP), depuis 2001.

C’est le cas de Gap, aire urbaine de 45 000 habitants sur 110 km2 (avec un maire Radical de gauche), depuis 2008.

C’est aussi le cas d‘Aubagne, aire urbaine de 244 km2, 104 000 habitants (avec un maire PCF) depuis 2009.

En Belgique, c’est le cas  d’ Hasselt, 19 km2 et 70 000 habitants, (depuis 1997) et de Mons, 148 km2, 93 000 habitants, (depuis les années 2000).

En Estonie, c’est le cas de la capitale, Tallin, 159 km2, 424 000 habitants, depuis janvier 2014.

Rappelons les caractéristiques de la CDA de La Rochelle élargie à 28 communes : 160 000 habitants et 327 km2, soit des données tout à fait comparables, proportionnellement,  à celles d’Aubagne.

C’est en se basant sur ces expériences variées que l’on peut affirmer la viabilité et l’efficacité de la gratuité des transports. Ces expériences ont des caractéristiques diverses mais toutes ont montré une augmentation exponentielle de la fréquentation des transports en commun et un très grand attachement de la population à ce nouveau droit : se déplacer à volonté. Mais au fait, payeriez-vous volontiers le droit d’être éclairé par des lampadaires en sortant la nuit de chez vous, ou sacrifieriez-vous celui de mettre gratuitement vos enfants à l’école primaire ? Pourtant, dans ces deux cas, il y a des infrastructures à payer, des salaires à verser, mais vos impôts ont déjà payé ce droit. C’est donc bien un choix politique ! C’est ce choix politique que nous voulons pour notre CDA.

La gratuité ne doit pas s’opposer à la qualité

Au-delà de la gratuité, nous savons bien cependant, que la bataille pour les transports en commun ne peut se gagner qu’avec une amélioration de la qualité du service. C’est pourquoi nous demandons pour Périgny une amélioration de la fréquence de desserte. Cette fréquence, pour offrir une offre valable, doit permettre de ne pas attendre plus de 10 minutes à certaines heures.

D’autre part, les horaires du soir des transports en commun doivent permettre de revenir du centre-ville ou du cinéma  jusqu’à minuit !

De plus, nous demandons l’ouverture d’une ligne supplémentaire qui permette de relier les deux parties de la commune séparées de fait par la zone industrielle, « Périgny-bourg » et Rompsay et d’aller a minima  d’un côté jusqu’au centre commercial d’Angoulins en passant par La Jarne, de l’autre  jusqu’à Beaulieu /Puilboreau en passant par Rompsay.

Une deuxième ligne supplémentaire (ou la même ?) serait aussi la bienvenue pour aller directement aux Minimes et permettrait aux étudiants d'habiter aussi Périgny.

Il faut en finir avec le plan en entonnoir vers la place de Verdun !

Le dossier trains

Évidemment, parmi les modes de transports en commun, on ne peut pas faire l’impasse sur celui qui a l’antériorité historique, le transport ferroviaire. La démonstration effectuée par le renouveau de la ligne dite cadencée entre Rochefort et La Rochelle est éloquente. Ce mode de transport est tout sauf ringard et c’est au contraire un mode de transport d’avenir.

 Alors, faut-il financer une autoroute de Rochefort à Fontenay-le-Comte, inutile (le gain de temps est négligeable pour un trajet La Rochelle ou Rochefort-Nantes), hors de prix (50% du coût des travaux soit la moitié des 860 millions d’euros prévus pour la construction seront payés par des fonds publics, alors que la propriété et l’exploitation sera ensuite transférée à des sociétés privées qui devront encore être subventionnées par de nouveaux fonds publics), et où l’usager devra ensuite payer son trajet, ou vaut-il mieux utiliser les fonds publics pour promouvoir le transport ferroviaire ?

Une ligne de chemin de fer à double voie traverse Périgny, c’est celle de Nantes à Saintes.

Cette ligne est sous utilisée : Trois allers retours quotidiens seulement sont assurés entre Nantes et Bordeaux. Quelques relations supplémentaires existent en fin de semaine et en été.

Ne faut-il pas suivre l’exemple de la liaison pendulaire entre Rochefort et La Rochelle et multiplier la fréquentation au moins entre Marans et La Rochelle. ? Rappelons qu’un tram-train est déjà en service à l’autre extrémité de la ligne, entre Clisson et Nantes.

D’ailleurs, en 2011, une étude a été menée pour la réouverture de la gare de Marans aux voyageurs et celle de quelques gares intermédiaires, dans le cadre d'une desserte péri-urbaine jusqu'à La Rochelle. Rouvrir les gares de Dompierre-sur-Mer et de Rompsay, par exemple, a été évoqué, sans qu'aucune échéance n'ait été fixée, Peut-être en 2017 ?

Il est évident que si une gare est indispensable pour la commune de Périgny, il ne saurait être question de son ancien emplacement à Rompsay (proche de l’actuel passage à niveau, au fief des Gardes). Nous proposons qu’elle soit implantée dans la zone des Quatre Chevaliers, entre le marché de gros, le canal et la rocade, proche aussi de la piste cyclable du canal, et d’y adjoindre un parking relais et que la ligne 14, sensée desservir la ZI, y passe. Ce qui en ferait une vraie gare multimodale

Pour être complet sur le terrain ferroviaire, nous sommes favorables aussi à la construction projetée d’une voie pour le fret marchandise entre La Pallice et Aigrefeuille. Nous défendrons cette option à la CDA.

Le dossier voitures

Pour résorber le trafic généré par la zone industrielle et ses 7000 salariés, il faut  bien sûr privilégier les transports en commun (bus et train) mais ne faudrait-il pas aussi bâtir un nouvel échangeur sur la rocade au niveau du canal de Rompsay ?

Un parking relais à proximité de la gare que nous espérons voir se construire ici semble indispensable.

Résorber à Rompsay le point noir que constitue le franchissement du  passage à niveau et du canal semble peut-être un serpent de mer. Mais, si la solution passera sans doute par la création du prolongement de la voie nouvelle de Nieul à partir de Chagnolet jusqu’à Dompierre-sur-Mer pour détourner une partie du trafic vers le CD 108, des solutions plus directes pourraient peut-être être trouvées localement grâce à l’intervention des citoyens et à leurs propositions. Encore faudrait-il leur demander leur avis !

Au fief des Gardes, le croisement de la route de Belle-Croix avec le chemin rural pose également problème et nécessiterait la création d’un rond-point face au tunnel qui mène à la rue du Pont et à Chagnolet, ne serait-ce que pour réduire la vitesse des véhicules qui viennent de Rompsay ou de Belle-Croix.

Enfin, nous proposons de construire face à Palmilud, en même temps que divers équipements culturels et de loisirs dont nous discuterons lors de notre prochain forum, un parking de délestage pour le centre-ville et de transformer l’actuel emplacement de la mairie provisoire en parking de proximité pour la Pommeraie.

Le dossier vélos

Il paraît que la part des trajets à vélo à La Rochelle est de 8%, en constante augmentation. Pourtant, ceux qui utilisent régulièrement leur vélo le savent bien : Les itinéraires cyclistes sont inégaux en qualité et encore souvent inappropriés. Beaucoup reste à faire autant pour les infrastructures que pour l’entretien et l’aménagement !

Déjà, en 2003, l’association « Vive le vélo » avait dressé un état des lieux peu flatteur des pistes cyclables à Périgny. En 2010, « Rue du Blogule Rouge », reprenant ce bilan, constatait que bien peu de choses avaient été améliorées (http://ruedublogulerouge.over-blog.com/page-3842004.html). 

Pour Périgny accessible à tous, nous avons à notre tour pu constater, avec les citoyens cyclistes de Périgny, que malgré la réalisation de quelques hectomètres de pistes supplémentaires, beaucoup reste à faire  en 2014 :

Les revêtements sont dans un état déplorable, l’accessibilité n’est pas assurée dans de bonnes conditions (trottoirs trop hauts, barrières difficilement franchissables, sens interdits intempestifs, entrées et sorties des ronds-points souvent difficiles), les marquages au sol sont insuffisants, les indications de direction et de distance  sont inexistantes. Le plus souvent, rien n’avertit les automobilistes de la traversée éventuelle de cyclistes. Ne peut-on aussi interdire plus efficacement les stationnements gênants (poubelles et voitures) ?

Il faut enfin  poursuivre  la création d’un réseau d’itinéraires cyclables vers Puilboreau, Aytré, La Rochelle (vers les Minimes - ce qui suppose un franchissement vélo de la rocade par une passerelle en face de la piste existante des Cottes-Mailles) ou même vers Dompierre, Bourgneuf  et La Jarne., en utilisant aussi les chemins vicinaux existants ? L’accès à toute une partie de la zone industrielle est aussi à revoir, en particulier pour traverser la D108.

Enfin, la création d’un parking sécurisé pour les vélos devrait accompagner le parking-relais que nous espérons proche de la future gare sur la ZI et, bien sûr, de la piste cyclable.

Le dossier piétons

Des itinéraires sont à identifier et à équiper d’une signalisation permettant aux piétons d’emprunter les passages les plus sécurisés suivant le quartier d’où l’on vient, pour aller par exemple à l’école, puisque les marcheurs les plus fréquents et réguliers sont bien les élèves des écoles, ou pour les randonneurs.

Enfin, ne faut-il pas chercher, même si le code de la route éprouve dans ce domaine un retard certain,  à promouvoir dans la commune le principe de priorité à la vulnérabilité : le piéton est le plus vulnérable, il doit être prioritaire sur les cyclistes et tous les autres roulants. Les roulants non motorisés (cyclistes, rollers, etc.) doivent être prioritaires sur tous les motorisés. Les automobilistes étant les moins vulnérables, ne doivent être prioritaires sur rien pas même sur les motorisés à deux roues !

Daniel Vince - Roger Foubert - Alain Ramos - Patrick Job ; invitée Jeanne Champion (CGT-RTCR)

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