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Rue du Blogule Rouge Insoumis

Rue du Blogule Rouge Insoumis

Dans la rue du blogule rouge on s'intéresse à toutes les affaires de la cité et des citoyens.

Publié le par rue du blogule rouge
En marche, ou en course et en colère, mais combatifs !

En course droit dans le mur !

 

C’est vrai : avec Macron comme président des Riches, nous vivons dans une République française en marche. Et même en course.

 

En marche ou en course vers une société de plus en plus ouvertement et exclusivement favorable aux intérêts cyniques des  Arnault,  Mulliez,  Bettencourt et de leurs collègues milliardaires qui, pour la centaine la plus riche d’entre eux, cumulent une fortune de plus de 430 milliards d’euros, pactole en hausse de 15% en un an et ce n’est pas grand’chose paraît-il par rapport à certains autres dans le monde (Bezos, d’Amazon possède plus de 110 milliards de dollars US à lui seul ! À quoi ça sert ?).

Le dieu Pognon

  • En marche ou en course vers une société de plus en plus capitaliste et libérale où on ne s’intéresse plus qu’au dieu-dictateur Pognon, exclusivement.

Quant au reste, on s’en fout !

 

Tous les “collaborateurs“ (nouveau nom des salariés) doivent y accepter la précarité, pas d’emploi stable, l’augmentation du temps de travail, les heures supplémentaires, le travail du dimanche, le report de l’âge de la retraite, la flexibilité, l’amélioration de la productivité, éventuellement la baisse de leur salaire et tutti quanti…Comme on le crie dans les manifs, “les vieux dans la misère, les jeunes dans la galère, de cette société-là on n’en veut pas !“

 

Même la classe dite moyenne qui est pourtant la seule, dans ce système, à pouvoir vraiment alimenter la machine à consommer, donc à produire pour ces vrai(e)s riches de bons gros bénéfices sonnants et trébuchants, est maintenant introduite dans le lave-beau-linge et soumise à la fonction essorage.

Ils ont créé pour elle des besoins nouveaux qui vont du voyage long courrier aérien pour séjour en Thaïlande ou ailleurs au portable dernier cri à obsolescence programmée en passant par les vacances au ski.

Elle a cependant tendance à les décevoir car elle dispose aussi d’un niveau culturel apte à la rendre potentiellement moins malléable. Si on la laissait faire, (quel scandale), cette partie de l’opinion réussirait même à s’informer seule grâce en particulier aux “nouveaux“ outils informatiques. Heureusement que l’autre versant de l’informatique permet aussi le flicage généralisé et l’intrusion intime dans la vie des gens sans compter bien sûr la mise en coupe réglée commerciale !

Climat et réfugiés

  • En raison de la production industrielle mondiale, du mode de vie dont cette société se nourrit structurellement, le climat terrestre se modifie à une vitesse exponentielle et menace notre existence même et tout le monde s’en fout !

Des milliers de réfugié(e)s, climatiques, économiques ou politiques, meurent noyé(e)s en Méditerranée ou ailleurs et tout le monde s’en fout !

 

Un peu partout dans le monde, des pays riches, à l’appel des nationalistes racistes d’extrême droite refusent l’accueil des migrants pauvres et tout le monde s’en fout !

 

Des campements de ces réfugiés ont été détruits méthodiquement en France -à Calais (grande-Synthe) ou à Paris (Porte de la Chapelle ou camp du millénaire)- sans qu’aucune solution de relogement n’ait été recherchée pour les familles qui tentaient de s’y abriter et tout le monde s’en fout !

Une politique de casse tous azimuts

  • Le code du travail, dépecé déjà avec la complicité active de Macron-ministre d’Hollande, a continué à l’être sous Macron-Président, à tel point que certains patrons, se sentant pousser toutes les audaces, réclament à présent la suppression des congés payés en été ! Et tout le monde s’en fout !

 

Pêle-mêle, la sécurité sociale, les retraites par répartition, les indemnités de licenciement, les aides aux plus pauvres sont menacées. Bientôt les bienfaits pour tous les citoyens du programme du Conseil National de la Résistance ou même du Front Populaire et de Mai 68 ne seront plus qu’un mauvais souvenir pour les Riches. Et tout le monde s’en fout !

 

Les services publics, de l’Éducation à la Santé et aux Transports ou l'Énergie, sont volontairement mis en danger et les postes de fonctionnaires supprimés. 50 000 postes supplémentaires sont menacés par le gouvernement Macron d’ici 2022 ! Et tout le monde s’en fout !

 

Les barrages hydroélectriques, la SNCF, les aéroports, après La Poste sont menacés de privatisation accélérée. Des industries parfois stratégiques sont vendues au privé (Alsthom à Siemens ou Aéroports de Paris, (après celui de Toulouse à une entreprise chinoise), bientôt ce sera le tour de la Française des Jeux ou d'Engie et on a assisté en juillet de cette année au placement en liquidation judiciaire de la seule entreprise française capable de construire des hydroliennes, parce qu’elle n’était pas assez rentable pour les actionnaires aux yeux de Laurent Schneider Maunoury (Président de Naval Energies et d'OpenHydro, propriétaires de l’usine de Cherbourg).

 

Outre les fonctionnaires (dont les salaires ont été gelés depuis des années par les gouvernements précédents), les retraités (augmentation de la CSG, suppression des pensions de réversion, menaces sur les pensions, …), les chômeurs et les précaires (chasse aux soit disant truqueurs, baisse des indemnités,…), les SDF (rien pour eux, on préfère nier leur existence), tous ceux qui ne sont que des Riens dans l’esprit de Jupiter, seront les principaux (mais non les seuls) sacrifiés des mesures gouvernementales de la rentrée. Et tout le monde s’en fout !

En marche, ou en course et en colère, mais combatifs !En marche, ou en course et en colère, mais combatifs !
En marche, ou en course et en colère, mais combatifs !En marche, ou en course et en colère, mais combatifs !

Désocialiser les heures supplémentaires ?

  • “Oui, mais nous allons désocialiser les heures supplémentaires et redonner du pouvoir d’achat aux salariés!“, prétend le gouvernement.

Il n’est que de lire ci-dessous l’entretien réalisé avec l’économiste Eric Heyer dans “Alternatives économiques“ pour comprendre qu’il ne s’agit encore que de poudre aux yeux :

 

 

Heures supplémentaires : une mesure à contre-emploi

L'ECONOMIE POLITIQUE N°079 - 07/2018

12/02/2018     Eric Heyer Directeur du département analyse et prévision de l'OFCE  (L'Observatoire français des conjonctures économiques est un organisme indépendant de recherche, de prévision et d'évaluation des politiques publiques créé en février 1981 à l'initiative du Premier ministre Raymond Barre  par l'État au sein de la Fondation nationale des sciences politiques.)

 

“Le gouvernement a indiqué qu’il allait mettre en œuvre la « désocialisation » des heures supplémentaires.

Cette promesse du candidat Macron rappelle évidemment la défiscalisation des heures supplémentaires mise en œuvre par Sarkozy (…qui avait exonéré de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu ces heures travaillées au-delà de la durée légale du travail, c’est-à-dire 35 heures). Le gouvernement actuel promeut, lui, une exonération de cotisations sociales sur les heures supplémentaires sans défiscalisation, d’où le terme de « désocialisation ». Le calendrier précis n’est pas encore connu, mais le Premier ministre a évoqué « l’horizon 2020 », tout en indiquant que cette mesure serait mise en œuvre « dès que possible ».

 

Quelles peuvent-être les conséquences de la mise en place de l’exonération des cotisations sociales sur les heures supplémentaires ?

Faciliter le recours aux heures supplémentaires revient à augmenter la durée du temps de travail des personnes en emploi. D’un point de vue conjoncturel, il peut être positif d’augmenter cette durée quand le pays est proche du niveau de chômage structurel. Mais à l’inverse, si ce niveau n’est pas atteint, augmenter la durée du temps de travail peut avoir des effets nuisibles sur les créations d’emplois.

 

Selon nos projections, cette mesure pourrait détruire près de 19 000 emplois d’ici à 2022.

Il y a un débat parmi les économistes pour savoir si nous sommes proches d’un niveau de chômage structurel ou non. Je pense que nous n’y sommes pas et qu’il y a encore du chômage conjoncturel, qui se résorbera avec la croissance de l’activité. Selon les calculs de l’OFCE, le niveau de chômage structurel en France se situe autour de 6,5 % ou de 7 %, et le taux actuel est aux alentours de 9,5 %. Ainsi, selon nos projections, augmenter la durée du temps de travail, en exonérant les cotisations sur les heures supplémentaires, pourrait détruire près de 19 000 emplois d’ici à 2022.

 

Qu’est-ce qui peut motiver cette mesure alors ?

Elle peut viser un objectif de redonner du pouvoir d’achat aux actifs. Mais il n’est pas sûr que cela fonctionne non plus sur ce plan. Cela dépendra du mode de financement choisi.

Ceux qui ne font pas d’heures supplémentaires paieront pour ceux qui en font.

 

L’exonération des cotisations sociales sur les heures supplémentaires a un coût annuel que nous estimons à 3 milliards d’euros. Si le gouvernement laisse filer le déficit, alors effectivement ce sera autant de gagné pour le pouvoir d’achat de ceux qui font des heures supplémentaires. Mais si l’exécutif ne laisse pas filer le déficit, comme il s’y est engagé, alors il faudra bien un nouveau prélèvement pour compenser cette baisse de recettes.

Dans ce cas, ceux qui ne font pas d’heures supplémentaires paieront pour ceux qui en font, et donc seront perdants

 

Quelle vision du marché du travail cette annonce traduit-elle ?

Une vision se rapprochant du « travailler plus pour gagner plus » de Nicolas Sarkozy, avec la volonté de redonner du pouvoir d’achat à ceux qui travaillent. Mais, là encore, tout le monde ne fait pas d’heures supplémentaires. D’autant que ce n’est pas le salarié qui choisit, mais l’entreprise qui lui donne, ou non, la possibilité d’en faire. Donc seuls ceux qui ont cette chance pourront bénéficier de gains de revenus.

Surtout, cette mesure traduit le fait que, pour le gouvernement, nous avons atteint un niveau de chômage structurel, avec 9,5 % des actifs qui sont sans emploi, et que nous faisons face à des difficultés de recrutement. Certes, ces difficultés existent, comme toujours quand il y a des créations d’emplois. Mais aujourd’hui encore une partie du chômage est conjoncturelle. La chute de l’activité suite à la crise a provoqué une forte augmentation de ce chômage conjoncturel. Et malgré la reprise, nous n’en sommes pas totalement venus à bout.

 

La désocialisation des heures supplémentaires pourrait-elle accentuer certaines inégalités sur le marché du travail ?

Pour réaliser des heures supplémentaires, il faut être à temps complet, sinon ce sont des heures complémentaires. Donc faciliter les heures supplémentaires, en les exonérant de cotisations sociales, peut accentuer la dualité du marché du travail entre ceux à temps complet et ceux à temps partiel. D’où un risque de creusement des inégalités entre hommes et femmes, par exemple (les secondes étant beaucoup plus souvent à temps partiel que les premiers), mais également entre les salariés des différents secteurs.

 

Cette mesure pourrait donc être utile dans une autre conjoncture ?

Oui, elle peut être efficace en matière de créations d’emplois et d’activité quand on est proche du chômage structurel. Lorsque le candidat Nicolas Sarkozy a envisagé cette mesure, le chômage était autour de 7 %, ce n’était donc pas du tout absurde. Mais elle a été mise en place pendant la plus grande crise économique depuis 1929 ! Résultat : elle a eu un fort effet contre-productif en favorisant la hausse du chômage et en creusant le déficit des finances publiques.“                                                                                                                      

PROPOS RECUEILLIS PAR JUSTIN DELÉPINE

  • Parcoursup : la galère

Suite à la réforme du recrutement dans les Universités, des dizaines de milliers de jeunes ne pourront pas suivre les études qu’ils auraient souhaitées. Avec “Parcoursup“, en effet, les maconneristes ont réussi à faire avaler à tout ou partie de l’opinion que, si les universités étaient surchargées, ce n’était pas parce qu’elles n’avaient pas assez de profs mais parce qu’il y avait trop d’étudiants. Et tout le monde s’en fout !

Voici d’ailleurs le bilan chiffré actuel de Parcoursup : Au 27 août45 384 candidats n’avaient pas encore reçu de proposition ou étaient toujours en attente de place, et 14 670  n’avaient reçu que des réponses négatives sur des formations sélectives. Depuis peu le Ministère regroupe par un tour de passe-passe dans les candidats en attente de propositions les "candidats inactifs" (45 384) (ceux qui, en réalité, attendent qu’on s’occupe d’eux) et les candidats qui "veulent s’inscrire dans l’enseignement supérieur" (14 670). 584 709 personnes ont par contre obtenu au moins une proposition d’admission. Parmi elles : 497809 ont accepté définitivement une proposition ; 86900 n’ont pas encore validé définitivement leur voeu ;167 286 ont quitté la plateforme Parcoursup alors qu’ils avaient eu au moins une proposition et se sont donc désinscrits. (En direction, par dépit, de la recherche d’un emploi dans la vie active, ou de l’enseignement privé pour ceux qui peuvent.)

Est-ce que c’est en généralisant la concurrence et en soumettant les études au dictat des entreprises que ce gouvernement compte résoudre la crise de surpeuplement de l’université ?

  • Affaire Benalla/Crase/Macron

 

Face à ces attaques tous azimuts, ceux qui défendent les conquêtes politiques et sociales du XXème siècle sont menacés par le pouvoir tandis que -l’affaire Benalla l’a démontré en Juillet – Macron Ier, qui, se prenant pour Jupiter Tonnant et maître de la foudre, essaye, pour museler l’opinion publique, de transformer la Vème République, déjà conçue par De Gaulle comme une monarchie présidentielle, en monarchie absolue et il est prêt pour cela à créer sa propre milice. Et tout le monde s’en fout !

  • Tout le monde s’en fout, vraiment ?

 

Pas si sûr, tout compte fait ! Les manifs et les grèves du printemps, bien qu’insuffisantes pour imposer un rapport de force défavorable au gouvernement ont quand même eu une certaine puissance. Les sondages de l’été -pour ce qu’ils valent-  montrent que certains yeux commencent enfin à se déciller. La cote de popularité du monarque est en baisse aggravée. Seulement 34% de “satisfaits“ au mois d’août (37% en juillet) ! C’est encore bien trop ! Mais il avait été élu en mai 2017 par 44% des inscrits, c’est donc bien là un début de désaveu !

  • L’opposition de gauche ne parvient pourtant pas à fédérer ces mécontents et les intentions de vote ne permettent pas encore d’envisager un succès électoral menant à une prise du pouvoir qui, pourtant, serait de l’intérêt de tous ! Cette opposition est, depuis deux ans, presqu’uniquement représentée par la FI.

 

La France Insoumise, parlons-en :

 

Notre mouvement est jeune mais a connu une campagne électorale présidentielle fracassante, pendant laquelle il s’est doté de quelques armes organisationnelles basées sur l’utilisation maximale des nouvelles technologies et adoptées démocratiquement par ses militants au moment de la conférence nationale de Clermont Ferrand.

 

Il a déterminé des campagnes nationales de lutte pour 2018 dont les thèmes sont respectivement :

 

  • Lutte contre la fraude et l’évasion fiscales
  • Lutte contre la pauvreté
  • Sortie du nucléaire et promotion des énergies écologiques alternatives
  • Réforme des universités : choisir ses études c’est choisir sa vie !

 

Les groupes d’action locaux mettent ces campagnes en œuvre à leur échelon et selon leurs moyens.

 

Depuis l’an passé, la FI dispose d’une représentation parlementaire de 17 députés qui a beaucoup travaillé pour se faire entendre à l’Assemblée nationale et, plus important, dans l’opinion.

Ce groupe parlementaire est présidé par Jean-luc Mélenchon dont le charisme en fait aussi un porte-parole essentiel du Mouvement. Mais l’existence de ce groupe a aussi permis l’émergence de nouvelles têtes d’affiche potentielles, plus jeunes et sans doute un peu moins clivantes. On citera par exemple Adrien Quatennens, Caroline Fiat, Alexis Corbière, Danièle Obono, Clémentine Autain ou encore François Ruffin ou Ugo Bernacilis…

 

Le mouvement sort de son université d’été à Marseille. 3000 militants sont venus s’y ressourcer et y débattre dans une ambiance de feu, malgré la défection préalable et inattendue de certains comme celle de Liêm Hoang-Ngoc, lequel reproche à la FI un manque de débat démocratique sur le thème du plan A/plan B-pour ou contre la sortie de l’Europe (ou était-il mécontent de la 8ème place obtenue dans la liste aux européennes présentée par le Comité électoral ?)

 

La FI prépare de fait activement les prochaines élections européennes du 26 mai 2019 dont elle veut faire un test contre la politique de Macron. Son comité électoral, composé de 14 représentant·e·s des différents espaces de La France insoumise (programme, lutte, équipe opérationnelle, politique) et 18 insoumis·es tiré·e·s au sort a désigné une première liste de 70 personnes validée sur Internet par 29 260  militants (soit 86,97 %). Le processus n’est pas encore complètement terminé, 9 personnalités dites d’ouverture ou étrangères devant s’y ajouter.

À ce stade, on note la présence sur la liste de notre camarade de Châtelaillon, Philippe De Laporte, 54 ans, magasinier et militant associatif, au titre de la région Nouvelle Aquitaine, en 24ème position des hommes.

  • L’opposition, dite de gauche, est-elle en voie de reformation ?

 

Parce que la FI, par la voix de Mélenchon, avait invité d’autres opposants à débattre aux amfis de Marseille, certains ont aussitôt imaginé que l’Union de la Gauche ou, pourquoi pas, la Gauche plurielle elle-même, était de retour. Mais la réalité est un peu différente et ne dépend pas seulement de la FI.

 

Le Parti communiste, ou tout au moins son appareil dirigeant, qui avait tantôt rallié le Parti socialiste de Valls et d’Hollande et donc le camp libéral, et tantôt choisi du bout des lèvres  Mélenchon comme candidat aux présidentielles tout en le critiquant vertement en sous-main, a semblé se rapprocher un peu de la FI à la faveur de certains débats et de positions communes prises lors des affrontements parlementaires sur l’affaire Benalla. Il est cependant toujours lié au PS dans plusieurs municipalités. Quelle sera son attitude aux prochaines élections locales ?

Abandonnera-t-il vraiment la lutte des places pour revenir à la lutte des classes ?

 

Les écologistes, empêtrés aussi dans la participation de leurs représentants les mieux médiatisés au gouvernement ou adeptes eux-mêmes de thèmes macaronistes en économie, s’ils ne représentent plus grand-monde et sont absents du combat parlementaire, se déchirent encore entre eux quant à leur positionnement politique. Il faudra les convaincre que leur seul avenir possible est à gauche et non dans le recyclage des thèmes libéraux. Eux aussi sont liés au PS dans de nombreuses municipalités  et parfois aux Macronistes. Bref, c’est pas gagné ! Wait and see !

 

Le PS, qui n'a plus que 31 députés, est, lui, divisé principalement entre les Fauristes, qui, perdants des 2 dernières élections, se veulent les gardiens du temple socialiste et se revendiquent donc de la “Nouvelle gauche“ et les Hollandistes, qui, perdants des 2 dernières élections, se veulent en réserve du social libéralisme et se revendiquent d’eux-mêmes !

Les deux font objectivement le jeu de Macron et de la droite.

 

Pourtant toujours et encore donneur de leçons, il est passé du statut de parti dominateur et dominant à celui de parti éclaté et inaudible, en dehors d’une frange de militant(e)s prêt(e)s à repartir à la gamelle si l’occasion s’en présentait (peut-être aux prochaines municipales ?) et d’une représentation parlementaire toujours opportuniste.

 

Les Hamonistes  ont délaissé le PS pour fonder leur propre mouvement et hésitent encore entre la tour d'ivoire et le marigot politicien. Ils sont tout aussi inaudibles que le PS qu'ils ont abandonné.

 

Alors une alliance à gauche, c’est possible pour des buts communs, avec certains, mais quant à une union politique, ce n’est pas d’actualité !

  • Quant aux électeurs…

 

Une partie des anciens électeurs du PS, la frange désormais acquise au libéralisme économique, a rejoint le camp macroniste, maintenant clairement identifié de droite, mais les autres, ceux qui étaient sincèrement attachés aux conquêtes sociales (dans parti socialiste, il y a quand même socialiste) ou sincèrement écologistes, ne savent plus à quelle gauche se vouer. Ils ne doivent pas être abandonnés au non-sens de l’abstention politique ou du rejet de toute action politique.

D’autant que le Front National, devenu Rassemblement National rôde toujours, même si beaucoup d’électeurs s’aperçoivent maintenant à quel point ils ont été bernés par le concept de “vote utile“ : le parti d’extrême droite, embourbé dans les images contradictoires qu’il véhicule, héritier du Pétainisme et des Royalistes comme de l’Algérie Française mais perçu parfois par certains comme populiste, défenseur du peuple, a beau être malade, ses idées les plus nauséabondes sont vivantes et reprises par le pouvoir, en France, en Europe et même ailleurs dans le monde.

 

Et puis il y a toujours les abstentionnistes purs et durs qui ne croient plus à aucune méthode politique et sombrent inexorablement dans l’individualisme du “tous pareils, moi je ne m’en occuperai pas ou plus“ et finissent par tomber un jour dans les bras de l’extrême droite.

 

C’est pourquoi la France Insoumise, qui, rappelons-le, se voulait dès l’origine,  non un Parti (fermé) mais un Mouvement (ouvert), doit se montrer capable de fédérer des énergies pour transformer les colères et le “dégagisme“ en un combat pour un Avenir en Commun qui nous extirpe enfin de cette conception étroite d’une société violentée par la concurrence entre individus et entre nations, d’autant que les contraintes écologiques sont prégnantes et de plus en plus urgentes : Exploités comme exploiteurs, nous n’avons qu’une maison ! La planète Terre est jusqu’à présent notre seul écosystème !

 

  • Et en France, une 6ème République, plus que jamais, est nécessaire.

 

Réunir une assemblée constituante pour abolir les privilèges de la caste au pouvoir et balayer l’oligarchie des Riches, abolir la monarchie présidentielle en permettant l’intervention populaire dans une République universelle, laïque et démocratique, c’est plus que jamais indispensable !

 

Protéger nos concitoyens mais accueillir les réfugiés en créant une société du partage, c’est plus que jamais nécessaire !

 

Il faut mettre fin au pillage économique de la Nation, instaurer un protectionnisme solidaire pour produire en France, mais pas produire n’importe quoi, n’importe comment : il faut le faire tout en se plaçant au service de la transition écologique. C’est là un enjeu devenu vital !

 

Vous êtes d’accord avec ces principes essentiels ? 

Rejoignez la France insoumise ! 

Le reste ne sont que des disputes de tactique politicienne ! Utiles, certes, mais somme toute secondaires.

 

Pour adhérer : https://lafranceinsoumise.fr/

En marche, ou en course et en colère, mais combatifs !
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