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Rue du Blogule Rouge Insoumis

Rue du Blogule Rouge Insoumis

Dans la rue du blogule rouge on s'intéresse à toutes les affaires de la cité et des citoyens.

Publié le par rue du blogule rouge
Jaunisse et lutte des classes

Nous vivons ces temps-ci en France des temps formidables !

 

Certains l'avaient annoncée achevée, quelle erreur de calendrier ! Voici le retour de la lutte des classes ! Et pour la Macronie elle a pris l'allure d'une jaunisse !

 

Sous le nom usurpé de “chemises rouges“, les Riches ont quand même essayé de se compter : dénombrées 10 000 par l’autorité, elles ne furent en réalité que 3 000 les chemises bourges à se manifester !

Chemises bourges en marche moutonne d’un jour, de Macron Ier thuriféraires extasiées, de Jupiter, ouailles entichées, éructant leur haine du peuple soulevé.

 

Comptés 3000 par l’autorité, en réalité chaque semaine depuis bientôt trois mois des centaines de milliers, avec constance et obstination, les gilets jaunes eux, défilent pour la liberté, l’égalité et la fraternité.

Gilets jaunes en colère jusqu’au rouge, réprimés et estropiés, énucléés et emprisonnés, clamant à la fois leur peine à survivre dans ce monde formidable, de plus de justice leur inextinguible soif et leur volonté d’en finir avec leur invisibilité.

 

Après deux mois, quel exploit, des syndicats (mais pas tous et c’est bien là l’énigme) les ont enfin rejoints dans leur émoi ! Ils ont semble-t-il découvert que nonobstant une approche différente, leurs revendications étaient convergentes. Hausses salariales, justice fiscale, reconnaissance politique du souverain pouvoir du peuple.

 

Et pendant ce temps-là, le président flashball Macron, prétend, sans petites phrases, animer un grand débat.

Il monologue sur toutes les chaînes de télévision pour donner le ton. Six heures durant, manches de chemise retroussées, devant un auditoire sélectionné, il soliloque et appelle ça répondre au peuple français. Aucun gilet jaune, aucun opposant n’est pourtant invité à l’interroger. Mais à travers les questions que, respectueusement, les écharpés tricolores lui posent, suinte, parfois grâce à eux, ou bien malgré eux, le mécontentement du pays. Mais qu’importe à Jupiter, il poursuit cyniquement, aux frais de tous, la course orbitale de sa campagne électorale pour les prochaines élections. De toutes façons, c’est lui, le monarque suprême et lui seul, qui, in fine, du faux débat, tirera ses propres conclusions. Ce sera n’en doutons pas, car sa pensée est  paraît-il complexe, une grande et belle phrase creuse du genre : “Mes enfants, vous le voyez maintenant, vous avez satisfaction, je vous ai bien écoutés mais vous aviez tort et j’avais raison, continuons ma politique sans modification, le cap est bon“.

 

Et quant aux petites phrases, il continue à afficher son mépris : après les analphabètes et les ivrognes, les fainéants qui n’ont pas le sens de l’effort, après les Riens, les Jojos, après les Gaulois réfractaires, les retraités qui ont perdu le sens de la réalité, et si on veut l’arrêter, qu’on vienne le chercher !  

 

Et pendant ce temps-là, le sinistre de l’intérieur, Castaner réprime, tue, éborgne, arrache les mains, gaze, suivi par une justice de classe, emprisonne, perquisitionne, s’exprime en somme.

 

Et pendant ce temps-là, Bennalla, que fait-il ? Qui rencontre-t-il ? Sur qui cogne-t-il ? À qui ment-il ? Que barbouze-t-il ?

 

Et pendant ce temps-là, le premier sinistre Philippe ferme les hôpitaux ou les écoles, vend les aéroports, privatise les trains, taxe ou surtaxe l’essence, le diesel, pressure les vieux, met en compétition les jeunes, ignore les autistes, censure les artistes, ferme les uns après les autres les services publics.

 

Et pendant ce temps-là, le prix des denrées de base augmente, les tarifs autoroutiers s’envolent, la sécurité sociale s’étiole, les Riches s’enrichissent, les Pauvres s’appauvrissent.

 

Car pendant ce temps-là, déjà gavés pourtant de gras dividendes mais avides encore d’une toujours plus forte prébende, les Capitalistes optent pour la finance et en conséquence, l’industrie licencie à tour de bras.

 

Et par-dessus tout, pendant ce temps-là, le climat …

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