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Rue du Blogule Rouge Insoumis

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Dans la rue du blogule rouge on s'intéresse à toutes les affaires de la cité et des citoyens.

Publié le

DEUX MOIS POUR DECIDER

Mesdames et Messieurs les élus communautaires
Par obligation légale, la CDA assume la compétence de l’eau potable depuis le 1er janvier 2020. A cette date, la régie municipale de La Rochelle est devenue de fait une régie communautaire.
Les 27 autres communes de la CDA qui avaient auparavant confié la gestion de leurs réseaux soit à des opérateurs privés, soit au syndicat départemental (Eau 17) et sa régie RESE, y sont désormais provisoirement représentées par 15 délégués communautaires depuis le mois dernier.
Pour y faire quoi ? Pour l'instant, la question est sans réponse, faute de débats préalables à cette décision. Pourtant, il y a désormais urgence puisque la décision définitive devrait intervenir avant le 31 décembre prochain.
Il reste donc moins de trois mois pour affirmer une véritable politique de l'eau à l'échelle de la CDA. Et de mettre en place les outils les plus adaptés à la mise en
œuvre de cette politique.

Quelle politique de l'eau ?

Il s'agit d'abord de répondre aux besoins essentiels des 170 000 usagers de l'agglomération rochelaise. D'abord en quantité. Avec l'usine de production de Coulonges dont elle est propriétaire, et ses autres captages, la CDA est largement autosuffisante dans ce domaine. Ensuite en qualité. La politique de protection des zones de captage et les outils de régénération actuels permettent d'atteindre cette qualité nécessaire aux usagers.

Enfin en termes de tarification : l'eau est en effet un élément indispensable à la vie quotidienne des usagers qui en paient l'intégralité du coût. Or, chacun d'entre eux ne dispose pas des mêmes moyens pour en bénéficier. D'où la nécessité d'introduire une tarification sociale tenant compte des revenus et des efforts d'économie réalisés sur la quantité d'eau utilisée.

Tout cela, la CDA de La Rochelle a les moyens de le mettre en œuvre. A condition toutefois d'avoir sa propre autonomie de choix et d'être souveraine dans ses décisions.
Cela ne sera pas le cas si elle adhère au syndicat « Eau 17 » : ses 15 ou même 20 délégués seraient en effet très minoritaires au sein de cette assemblée qui défend une politique de l'eau très éloignée de celle dont a besoin la CDA de La Rochelle, que ce soit en quantité (surproduction et incitation à plus consommer), qu'en qualité ( on ferme les captages pollués plutôt que de les protéger). Sans compter le coût à supporter pour les usagers, beaucoup plus élevé à « Eau 17 » qu'à la régie de La Rochelle.

Autant de questions (voir au verso) pour l'instant sans réponse de l'institution communautaire.
Il reste moins de 2 mois pour que vous affirmiez votre propre souveraineté de décision.
En vous faisant entendre au sein de ce conseil communautaire.

Oct 2020

AVEZ-VOUS LES REPONSES A CES QUESTIONS ?

Les premières études (payées intégralement par la CDA de La Rochelle) datent de mai 2016. Les ‘’experts’’ ont remis les conclusions qu’on leur demandait. Ces choix inacceptables par les citoyens ne font lobjet d’aucune communication, dans lattente du 1er janvier 2021 ou on va les mettre en œuvre en annonçant quil est ‘’TROP TARD’’ pour faire autrement.

En réalité, la CDA n’est pas adhérente d’EAU-17, mais depuis le 1er janvier 2020, elle représente, au sein de ce syndicat, les communes qui y avaient adhéré avant cette date (26 communes). On explique aux conseillers communautaires qu’il est compliqué de demander à ‘’sortir du syndicat EAU-17’’ alors que c’est EAU-17 qui fait pression sur la CDA pour y entrer formellement.

La seule raison technique invoquée serait ‘’un risque de pénurie d’eau en période de pointe’’, alors que le problème essentiel est d’abord celui du partage de la ressource.

Il y aurait un ‘’préjudice’’ pour EAU-17 à voir partir les 26 communes concernées.

  • Quel est ce préjudice ?

  • Est-il avéré ?

  • A combien s’élève-t-il ?

  • Les usagers rochelais doivent-ils le payer ?

  • Ne serait-il pas utile qu’un ou des experts réellement indépendants évaluent cet éventuel

    préjudice ?

  • Ce qui est possible pour l’assainissement, à la satisfaction de tous, n’est-il pas possible

    pour l’eau potable ?

  • A-t-on demandé au préfet de proroger la date que l’on nous présente comme butoir ?

  • A-t-on envisagé de sortir de EAU17 quitte à y entrer, sans date butoir, après une large

    concertation avec les élus et les usagers ?

  • Pourquoi les 170 000 habitants de la CDA n’ont-ils jamais été informés et encore moins

    consultés ?

    Il faut noter que la distribution de l’eau est un monopole de réseau et que aucun usager n’a le choix de son distributeur ; il est indispensable que les usagers soient partie prenante dans ces choix qui les engagent et dont ils sont les financeurs exclusifs.

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