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Rue du Blogule Rouge Insoumis

Rue du Blogule Rouge Insoumis

Dans la rue du blogule rouge on s'intéresse à toutes les affaires de la cité et des citoyens.

Publié le par rue du blogule rouge

523779_413338065344765_1056972938_n.jpgC’est décidé, le 5 Mai, je « monte » à Paris et je participe à la marche citoyenne du Front de Gauche à la Bastille. Pourquoi ? Pour plein de raisons.

 

Il y a un an, le peuple de gauche s’était débarrassé d’un individu peu recommandable et surtout avait cru en même temps se débarrasser d’une politique de droite ultra-libérale au profit des riches, de l’oligarchie capitaliste, des marchés financiers, des grandes compagnies internationales, comme on voudra les nommer.

 

Bon, ça a permis une avancée sociétale, celle du mariage pour tous. C’est bien. Mais insuffisant. Quid du droit de vote des étrangers, quid du non cumul des mandats ?

 

Car on nous avait promis du changement. Et tout de suite.

 

Mais rien d’autre ou presque, n’a changé en mieux.

 

Les plus pauvres continuent à s’appauvrir et le SMIC est resté inchangé.

Les plus riches continuent à s’enrichir et on continue à leur faire des cadeaux.

J’exagère ?

 

C’est l’INSEE qui le dit : Le revenu des 15% les plus pauvres diminue tandis que celui des 5% les plus riches augmente, tandis que le revenu médian baisse.

 C’est le Président Hollande qui l’a dit : L’État va continuer à protéger la compétitivité des entreprises, c’est-à-dire à diminuer les « charges » des patrons, pardon, des « entrepreneurs », même si ça doit nous coûter une vingtaine de milliards. Alors, bien sûr, il faudra se serrer un peu plus la ceinture. Il ne faut pas appeler ça « austérité » d’ailleurs, même pas « rigueur », mais comment, déjà ? Ah ! Oui ! « Limitation des déficits et Équilibre budgétaire ».

Ah ! Et puis il faudra travailler un peu plus longtemps avant de prendre sa retraite, et puis accepter encore un peu plus de précarité au travail et puis des salaires moins élevés si on veut garder son emploi et puis on punira les travailleurs délinquants qui ont osé brutaliser des bureaux sous le prétexte fallacieux qu’on leur aurait volé leur emploi parce que leur entreprise ne gagnait assez d’argent pour les actionnaires.

 

 

Le chômage n’a jamais été aussi haut et il détruit désormais la vie de plus de 4 millions de personnes en France, de plus de 26 millions en Europe ? Promis, bientôt, un jour, c’est l’objectif, dans peu de temps, peut-être l’année prochaine, on fait tout pour (sauf changer de politique austéritaire),  il baissera et on pourra « inverser la courbe ».

Toutes ces promesses sont faites la main sur le cœur, les yeux dans les yeux. Serait-ce une offense de ne pas y croire ? Et bien pourtant, un doute s’insinue, car, il y a longtemps qu’on les entend et tout récemment, figurez-vous qu’on nous a fait aussi la Cahuzac comme on nous fait maintenant la Guéant.

 

Deux ministres, l’un du Budget, soit-disant de gauche, l’autre de l’Intérieur, de droite,  qui prêchaient l’austérité pour les citoyens mais évitaient de payer tous  leurs impôts. Ça la fout mal, non ? Et au passage, on redécouvrait l’existence des paradis fiscaux (que Sarkozy et le G8 avaient prétendument éradiqués) grâce auxquels les riches blanchissent leur argent sans participer à l’effort commun. Mais là encore, c’est juré, nos gouvernants vont se battre! D’ailleurs, Hollande n’a-t-il pas affirmé que son ennemi, ce serait la finance ?

Alors, faut-il nasiller -naziller- avec l’extrême droite, pourtant étroitement mêlée à ces affaires (et à bien pire encore) pour crier : « Tous pourris ! » ?

 

Non ! Bien sûr ! Car le problème, ce ne sont pas seulement des individus qu’il faudrait renvoyer à l’école des leçons de morale parce qu’ils auraient perdu la notion du bien et du mal (D’ailleurs, lorsqu’on s’acoquine avec des gens dont l’alpha et l’oméga sont de faire du pognon ou de servir ceux qui en ont, faut-il s’étonner s’ils sombrent dans « les affaires» ? ) et beaucoup de nos élus sont intègres et sincères. Le problème, c’est surtout le jeu que mènent nos dirigeants, qu’ils prétendent ou non faire une politique de gauche, en privilégiant les principes économiques de droite et les arguments des marchés financiers. 

C’est donc tout un système dans lequel il faut mettre un coup de balai.

 

Moi, j’aime bien ces expressions : « Un coup de balai ! », « un coup de torchon ! » (« Marchons ! Marchons ! Avec Mélenchon, donnons un coup de torchon ! »), « Un coup de pied dans la fourmilière ! », et même pourquoi pas ? : « Nettoyons la racaille des beaux quartiers au karcher ! ».

Faisons donc le grand ménage (un dépoussiérage ne suffira pas) en commençant par nos institutions. Et par la plus importante d’entre elles, la République. La Vème moribonde et presque morte, vive la VIème !

Voilà maintenant 55 ans qu’on se coltine en France une monarchie présidentielle dans laquelle les élus du peuple (le Parlement) n’ont presque plus leur mot à dire. Il est temps de changer et de redonner le sourire aux électeurs qui avaient renoncé au chemin des urnes. Élisons une nouvelle Assemblée constituante et réécrivons notre Constitution !

Notre VIème République devra-t-elle être citoyenne, centralisée ou fédérale comme le demandent certains écologistes ? Ce sera aux Constituants de le proposer et au peuple de le décider. Mais une chose est sûre, elle devra donner beaucoup plus de droits aux travailleurs, beaucoup plus de garanties et de contrôle aux citoyens, beaucoup moins de pouvoir à l’oligarchie financière qu’ils n’en n’ont actuellement !

 

Mais il ne faudrait pas s’arrêter là !

 

Nous devrions résister à la politique d’austérité qu’on cherche à nous vendre comme indispensable et qui ne l’est que pour perpétuer et maintenir la rente capitaliste.

Nous devrions refuser l’Europe libérale au profit d’une Europe des peuples et pour cela renégocier les traités qui nous lient les mains, ce qu’avait promis de faire Hollande et ce qu’il n’a pas fait.

Nous devrions réorienter notre économie pour la mettre en adéquation avec les nécessités écologiques.

Nous devrions …

Tout cela, bien sûr, ne sera pas fait dimanche 5 mai prochain par notre marche à la Bastille, aussi nombreux serons-nous à le réclamer.

 

Mais c’est bien d'avoir une occasion de commencer un mouvement, d’impulser une action, de lancer le pays sur une autre voie que celle de l’austérité perpétuelle au service des riches et dans l’aveuglement face à la catastrophe écologique mondiale qui nous guette tous.

 

Marchons ! Citoyens, résistons et marchons !

 

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